Les hyperphages en famille

La famille… un vaste sujet chez beaucoup d’hyperphages. De nombreuses dissonances existent dans nos familles. Mais, pour les hyperphages, cela va plus loin encore généralement. Et si, aujourd’hui, on tentait de comprendre ces conflits familiaux et de les apaiser?
Et si on réconciliait l’hyperphage et sa famille?

Mon contexte

Nous sommes à la veille d’un départ pour chez mes parents et mes rapports avec mon père sont très compliqués. Je pars dans l’émotion dès qu’il dit quelque chose, je le prends à cœur comme une attaque.
Nous avons toujours eu une relation étrange. Je voulais plaire à mon père, qui me demandait inconsciemment d’être sage et intelligente. Alors j’étais sage (de celles qui restent dans leur chambre à lire pendant une journée) et je ramenais de bonnes notes.
Et il m’appelait “ma grosse”, sans se rendre compte du mal que cela me faisait.
Je ne souffrais pas d’hyperphagie a ce moment-là. Je souffrais seulement de cette situation en silence et je n’acceptais pas mon corps.

Avec du recul, nous nous rendons compte de ce qui a cloché, de ce qu’il nous aurait fallut pour grandir. Parfois, on a pu subir des actes ou des paroles choquantes.
Il n’y a rien de mal à se rendre compte que nos parents ne sont qu’humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. Cependant ces conflits peuvent nous gâcher la vie, même une fois adultes.
Et ce que toi aussi tu as des tensions dans ta famille et que cela peut te rappeler fortement que tu es hyperphage?

Aimerais-tu apaiser tes relations familiales?

J’ai entendu une conférence sur ce sujet justement aujourd’hui. Comme si c’était fait exprès. La veille de mon départ.
Une conférence de James Bimes sur le fait de se libérer du pacte familial. Et voilà ce que j’en ai retenu.
Cette conférence n’est pas sur le thème de l’hyperphagie. Car nous avons tous ce fameux “pacte familial”.

Résumé de conférence

Nous avons tous un héritage familial: un pacte. Nous le tenons de nos parents (ou figures parentales) et ils l’ont eux-mêmes hérités de leurs parents.
Ainsi, nous nous retrouvons chargés d’une masse de choses contraignantes que l’on n’a pas demandé.
Cela explique également pourquoi les disparités hommes/femmes ont tant de mal à disparaître. Pourtant, en discutant autour de moi, tout le monde s’accorde sur le fait que c’est important.
Mais il est encore compliqué de voir la femme autrement que comme auparavant. La mère prévenante, la cuisinière de famille, la gestionnaire familiale.

Cet héritage est propre à la famille pour une part. Mais il dépend également de la culture dont on est issus. Et des cultes de nos aieux.
Alors, pourquoi accepter tout cela?
Pourquoi continuer de propager tout cela aux générations futures?

James Bimes dit qu’il est important de faire le tri. Le tri entre ce qui nous appartient, ce qui nous met en joie. Et ce que l’on a hérité et qui nous met mal à l’aise. Nous pouvons également avoir hérité de certaines choses qui ne nous posent aucun souci. Et, dans ce cas, si cela ne nous met pas mal, c’est que ce n’est pas néfaste pour nous. Alors creusons et voyons ce que nous en sortons.

Ou en es-tu de ton héritage familial?

Petite fille de la fratrie, il a fallut que je sois sage et studieuse. Mon désordre a causé le désespoir de mes parents. Je cherchais l’approbation et ai tout fait pour l’obtenir. Maintenant, j’aimerais m’en sortir.
Refuser de me faire rabaisser dès que j’ai quelque chose à dire. Refuser que cela se répercute également sur mes enfants. Prendre mon homme et lui demander du soutien.
Je ne pars pas en guerre, juste montrer à mon père que je suis quelqu’un de bien. Une hyperphage oui, mais cela ne change rien à notre famille.

Et toi alors, quels sont tes héritages familiaux? Ceux qui te conviennent? Et ceux qui ne te conviennent pas?

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