A propos

Bonjour, moi c’est Séverine, hyperphage en sortie à ce jour. Je viens me présenter à vous pour que vous sachiez qui écrit ce blog. Je vais le faire en plusieurs partie et en essayant de ne pas m’étaler de trop pour ne pas que cette page devienne imbuvable. 🙂 Si vous avez déjà été voir quelques articles, vous savez certainement déjà que c’est un défi pour moi du pas trop long. 😀

Mon début d’enfer

L’élément de trop : le déclencheur

Cela a commencé pour moi en 2008. J’étais une fille n’ayant jamais confiance en moi (enfance difficile, épreuves très difficiles, etc.) et je me suis engagée dans une relation amoureuse tout à fait normale de base mais qui a tourné au bizarre au fur et à mesure. En 2008, suite à la perte d’un proche très mal digérée et après avoir atteint mon poids minimal de ma vie d’adulte suite à un suivi par diététicienne, je me suis mise aux compulsions alimentaires. Je n’avais jamais été considérée comme maigre auparavant. Mes proches s’inquiétaient pour moi alors que je ne voyais rien d’exceptionnel. Je me sentais même en sécurité puisque suivie par diététicienne. Mon poids était stabilisé, on avait tout bien fait.

La chute

Et voilà cette perte et son lot d’émotions.
J’ai donc été revoir ma diététicienne et je lui ai expliqué avec mes mots que j’avais un souci de nourriture. Je n’arrivais plus à rentrer dans un magasin sans m’acheter un truc à manger. C’était en dehors de ce que je m’autorisais alors. Ou plus exactement, je m’autorisais des pâtisseries ou autre mais occasionnellement et compensées par du moins lourd ensuite et du sport. Elle m’a dit qu’il n’y avait rien d’inquiétant et que c’était normal de grignoter parfois. Sauf que je sentais que je n’étais pas en mode grignotage innocent… je me sentais mal, coupable. Je mangeais en cachette, je mangeais compulsivement et non plus normalement.
Je ne me sentais plus à l’aise dans mon couple non plus (relation bizarre comme dit auparavant). J’ai refusé d’écouter mon corps, mon cœur et tout mes messages internes. Je luttais pour maintenir cette situation à flot. Si cette situation était bancale, je pensais pouvoir la maintenir par ma volonté. Et quoi de mieux pour sceller une relation qu’un achat en commun? Nous avons donc acheté une maison… oui, je le sais aujourd’hui que c’était une erreur mais cela me paraissait correct à ce moment…

Mon fond du tunnel

Bien entendu, j’ai repris tout le poids perdu en très peu de temps. Je m’en suis énormément voulu. Et plus je m’en voulais, plus je m’enfonçais dans les compulsions. En attendant, on a acheté une maison (c’était tellement évident que ça règlerait tout…). On y a emménagé en mai/juin 2009. L’été 2009, j’apprenais que j’étais cocue et qu’elle allait débarquer.
Les compulsions se sont amplifiée (bizarrement). Dépression et crises ont pris leur vraie place à ce moment-là.

Mon quotidien

Le trou profond de ma vie

Suite à cela, il y a eu cohabitation un temps, je suis tombée amoureuse à nouveau de mon côté aussi. Et j’ai trouvé un homme qui m’acceptait malgré mon air de zombies et mes casseroles du passé. Je pense que c’est une chance car elles étaient nombreuses.

Les compulsions étaient nombreuses et fréquentes. Des aliments cuits, crus, du pain à peine décongelé, beaucoup de Kinder surprises. J’étais suivie par mon médecin qui ne voyait pas pourquoi je lui demandais de l’aide. J’ai ensuite été voir une psy qui m’a mise sous médicaments. Elle a fouillé mon passé mais sans que cela n’affecte mon présent. Tant que j’ai été arrêtée, ces médicaments n’étaient pas problématiques plus que ça. Après cela, au travail, je ne pouvais pas rester dans du coton de la sorte.
J’ai donc arrêté progressivement les médicaments mais je n’allais pas mieux.

Malgré tout, j’ai continué à vivre dans la maison achetée. Pour sortir, j’ai trouvé un club de sport près de celle-ci et j’y ai passé mes soirées pour fuir.
Personnellement, j’ai toujours aimé le sport. Pas n’importe lequel, bien entendu, courir 10 minutes autour d’un stade, je n’aimais pas cela. Par contre, en perte de poids, je courais minimum 1 heure toutes les semaines parce que je ne tournais pas en rond.

Le début d’une nouvelle vie

J’ai fini par réussir à vendre cette maison, j’y vivais seule et ça m’allait bien. Plus besoin de se cacher pour manger, plus besoin de mentir et se mentir sur l’état de ma vie.

J’ai fini par emménagé avec l’homme rencontré après quelques acrobaties dans notre relation. Nous avons eu un premier enfant, nous avons acheté une maison (oui, je suis têtue! :D) et tout allait bien. Comme beaucoup, sur le papier, je cochais toutes les cases. J’avais un toit, un travail, une famille. Mais mes crises étaient toujours là… je mangeais en rentrant du travail, pendant la sieste du petit, en préparant les repas. Et je me détestais pour cela…

Mon homme était au courant de ces crises. Je lui en avais parlé avant notre emménagement. Il a compris leur importance quand on a vécu ensemble. Leur importance sur mon moral et sur ma vie. Quand il voyait que ça n’allait pas, il demandait donc discrètement ce qui s’était passé. Et, tout à fait honteuse de ce que j’avais fait, je lui faisais comprendre qu’il y avait bien eu un souci. Mais, sous couvert de protéger notre fils, je ne disais rien. Cela me brûlait de ne pas pouvoir lui parler… Mais j’en était alors incapable.

Ma sortie de cet enfer

L’année 2019 : une année charnière

L’année 2019 sera une année que j’oublierai comme tant d’autres malgré ses remouds et, pourtant, elle est celle qui m’a transformée lentement.
Cette année-là, nous avons cumulé les ennuis (gros dégât des eaux découvert et datant de plus de 10 ans, ennuis de santé pour moi à partir du 14 juillet pour les plus gros ennuis).
J’ai passé la fin d’année à télétravailler à la maison tout en voyant pas mal de médecins pour mes ennuis de santé. Passer du temps à la maison, seule, la journée complète me terrifiait de base. Puis je me suis aperçu que j’avais un projet qui me tenait à cœur depuis un moment et que je reportais sans cesse. Alors j’ai commencé à plancher dessus et je me suis alors rendue compte que c’était vraiment transformant.

L’année 2020 : le changement

Je continuais à refuser d’aider les hyperphages car je subissais toujours les crises et que je ne voyais pas comment les aider sans réussir à me sortir de là moi-même.
J’ai suivi une formation sur la création de blog/site qui a alors expliqué que, les meilleurs sujets étaient ceux qui proposaient de résoudre une vraie problématique. J’ai alors compris que je me voilais la face sur le vrai problème auquel je pouvais apporter mon aide.
Le destin m’a alors fait un signe : j’ai reçu une invitation à un séminaire en ligne de développement. Il m’a complètement boosté niveau motivation! Un deuxième a suivi, orienté sur la partie création de sites et de produits. Puis celui auquel j’étais inscrite depuis l’année dernière sur l’entreprenariat féminin.

L’ensemble de ces séminaires ont commencé en janvier, comme les travaux pour la maison. Pendant ce temps, nous habitions la journée chez mes beaux-parents et nous rentrions uniquement pour dormir. L’ensemble de ces éléments et le fait que je sois toujours en 100% télétravail m’ont aidé à arrêter les crises. Une fois libérée de cela, comprenant à quel points les webinaires m’ont fait du bien, j’ai ressorti l’ensemble des livres que j’avais achetés pour m’en sortir mais jamais finis car trop compliqués à gérer.

2020 : hyperphage en sortie malgré le coronavirus

J’ai alors compris que le développement personnel avait été ma clé et pouvait être celle d’autres hyperphages comme moi. Alors, j’ai créé ce site en commençant par la partie la plus compliquée pour moi : la description de l’hyperphagie.
A côté de cela, j’avance sur mon chemin au niveau du développement personnel. Je cherche des outils pour pouvoir m’aider et aider d’autres personnes à se sortir de cette maladie.

Je ne m’estime pas complètement guérie aujourd’hui, il y a des journées plus ou moins faciles à traverser. Le confinement dû au coronavirus complique parfois la donne. Mais cela fait maintenant 3 mois que je n’ai pas fait de crise et c’est une grande victoire pour moi. 🙂
Par contre, pour ce qui est de ne pas en faire des tartines dans cet article, c’est loupé. 😀

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