Restriction cognitive et hyperphagie : quel est le lien entre les deux?

La restriction cognitive est à l’origine des troubles du comportement alimentaire. Elle n’est pas la seule et elle-même puise ses sources dans divers événements. Cependant, il est évident que la restriction cognitive et l’hyperphagie sont liées et nous allons voir ici comment.

Mais, pour commencer, il serait peut-être bon de définir ce qu’est la restriction cognitive.

La restriction cognitive, qu’est-ce donc?

Je ne vais pas réinventer la roue. J’ai trouvé une définition simple et parlante sur le site du CHU de Montpellier que je vais retranscrire ici.

La restriction cognitive est l’intention de contrôler consciemment et rationnellement le comportement alimentaire dans le but de maigrir ou de perdre du poids.

Cela te parle peut-être?
J’y vois personnellement les régimes qui fleurissent (pour l’été, les mariages, la saint Valentin,…) comme si l’on ne pouvait pas être aimées et acceptées pour celles que nous sommes.

Les mots ont leur importance. Il y a une notion de contrôle conscient et rationnel. C’est cette manière binaire qui est donnée de voir les aliments. Les aliments que l’on peut manger sans problème sont… Les aliments à manger modérément sont… Les aliments à éviter sont… Ça te dit quelque chose? Cela fait parti des choses que l’on entend depuis tellement longtemps que l’on ne se rend même pas compte de l’inexactitude.

Et ce contrôle ne se fait pas innocemment. Ce contrôle se fait pour perdre du poids ou, pour l’hyperphagie, pour limiter les dégâts. Se priver de manger ce qu’il y a à table parce qu’il y a eu une crise ou un écart dans la journée. Pour au final se jeter éventuellement sur tout et n’importe quoi une fois seule.

Le lien entre l’hyperphagie et la restriction cognitive

S’il y a une chose à retenir, c’est qu’aucun aliment n’est mauvais. En effet, manger une tonne de légumes quand c’est d’un burger que tu as envie ne t’aidera pas.

Il y a plusieurs questions à se poser dont le fait de savoir pourquoi ce burger semble être interdit. Un burger n’a rien de mauvais s’il est mangé en y prenant plaisir.

En vrai, la raison pour laquelle tu te le refuses, ou que tu culpabilises c’est parce que la restriction cognitive et l’hyperphagie se disputent. Tu as peur de grossir en le mangeant. Et ta partie émotionnelle le veut réellement. C’est pourquoi ce combat fait rage en toi.

La nourriture est plus ou moins dense. Les légumes sont très peu denses, il remplissent le ventre, ils sont bons mais la faim va revenir plus rapidement. La nourriture telle que les burgers est de la nourriture dense. Le ventre se remplit plus rapidement et la satiété reste plus longtemps. C’est pourquoi il est important d’écouter ce dont on a envie. Le corps sait ce qu’il lui faut. Réapprendre à l’écouter va permettre d’arrêter la restriction cognitive si tu le souhaites.

Chacun des aliments nous apporte quelque chose. Chaque aliment dont on a envie, chaque plat a une raison. La raison peut être physique : manger des plats denses quand on a très faim; manger du sucre pour avoir de l’énergie rapidement. Mais la raison peut également être psychologique : manger des aliments doudous (sucre, chocolat, etc.) pour avoir du réconfort.

Mais alors, que faire?

Dans un premier temps, il est important d’arrêter de fuir les aliments qui font peur en comprenant pourquoi on se les refuse.
Pour ma part, les aliments que je n’achetais plus étaient les aliments de crise et je pensais que c’était la raison pour laquelle je ne les achetais plus. Puis je me suis rendue compte que la vraie raison n’était pas les crises. La vraie raison était que je les fuyais car ils n’étaient pas « bons » dans ma tête pour maintenir mon poids.

Il faut donc identifier les aliments que l’on diabolise. Comprendre pourquoi. Pourquoi cette nourriture-là est tabou?

Puis il faut reprendre plaisir à manger au repas. Manger des choses que l’on aime. Retrouver les aliments que l’on aime. Au lieu de s’imposer ceux qu’on voudrait aimer pour maigrir.
Apprécier ce que l’on mange. Et c’est un vrai défi lorsque l’on ne vit pas seule. Mais cela n’empêche pas de tester, d’essayer sur certains repas.

D’ailleurs, dans le lien du CHU en haut de l’article, il y a ce qu’ils appellent le « test du chocolat ». Si tu le tentes, n’hésites pas à faire un retour par ici de ce que cela aura donné pour toi sur la semaine.

2 réflexions sur “Restriction cognitive et hyperphagie : quel est le lien entre les deux?”

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